La halle est en contraste avec ce qui l’entoure. On continuera de flatter cette marginalité qui deviendra les racines du projet.
Là, enfin, on va pouvoir perdre son temps, se promener.
Le ciel et l’horizon sont des éléments fondamentaux. Nous proposons de redonner un peu de la vie parisienne. Partout dans Paris on peut monter quelque part (la tour Eiffel, le Rocher de Vincennes, les buttes Chaumont, Beaubourg, les Galeries Lafayette, Belleville, l’Arc de triomphe, la grande roue, la Samaritaine, Montparnasse, la butte Montmartre etc.…), là c’est un quartier dans lequel on s’enfonce (il n’y a plus que la ligne de métro qui prend l’air). La halle sera le lieu à partir duquel on va monter et découvrir le XIII°et peut être même la mer ! Elle associerait la grande échelle du paysage, et celle de l’individu. Alors nous mettrons les gens dans le paysage. Ils se promèneront sur un toit peuplé d’une forêt de 572 poteaux identitaires qui émergeraient des trémies existantes et qui supporteraient les frondaisons, les bâtiments perchés et les toits accessibles, les tapis volants.
Il ne s’agit que des prémices d’un projet d’où le cynisme serait banni, où la poésie aurait son droit de cité, un projet en perpétuel devenir, un projet non fini et donc infini.
On doit toujours rêver ….
